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Chaji :

La cérémonie du thé

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La cérémonie du thé (Chaji) en tant qu'art s'intéresse à tout le spectre de la culture nippone puisqu'elle inclut un éventail de disciplines aussi large que l'architecture (voir Shoji), le jardinage, la céramique, les textiles, la calligraphie (Shodo), l'arrangement floral (Ikebana) et la gastronomie (voir Kaiseki).

Voilà comment cela se passe. L'hôte reçoit dans son pavillon. Il prépare le thé. Le décor a été organisé par ses soins selon des règles très strictes mais qui laissent la place pour pas mal de créativité. L'idée est que les invités doivent se sentir totalement à l'aise. Il faut par exemple suggérer le froid en été et le chaud en hiver. Le tout repose sur de subtiles suggestions, comme laisser des gouttes de rosée sur la composition florale en signe de fraîcheur. L'hôte ne peut pas prendre part à la consommation du thé puisqu'il doit rester concentré sur sa préparation. Selon un rituel bien établi, il prépare le thé, puis le sert à ses invités dans un ordre qui n'a rien à voir avec le hasard. Les invités se délectent, admirent le goût avec lequel les ustensiles ont été choisis. Bref, c'est une sorte de dînette.

L'étiquette de la cérémonie reflète la modération de la voie du thé (Chado). L'invité d'honneur boit un premier bol. Il dit : " excusez moi si je me sers en premier ". Un deuxième invité lui répond : " maisc après vous ". Le premier accepte et dit : " je vais boire le thé ". Le second lui propose parfois de prendre une deuxième tasse. Le premier n'accepte pas tout de suite ; il dit : " J'ai déjà eu un bol ; je vous en prie, servez vous ". Cela veut dire : je ne suis pas satisfait si je bois tout seul. L'étiquette ne fait qu'aiguiller l'émotion. Même si les rites sont rigides dans leur formalisme, il s'agit de vivre la relation et de penser à l'autre. Ce n'est pas du cinéma. Cette retenue se retrouve dans l'étiquette (Keigo). Il s'agit de trouver le ton juste et non de surcharger son discours de formes de politesses excessives.

 

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